De l’apparence a San Francisco

Sous un titre si pompeux se cache une reflexion pour le moment assez sommaire, mais qui a au moins le merite d’exister.
Dans notre societe de consommation et d’inegalites, la recherche du paraitre est constante. C’est assez visible a San Francisco, ou l’on peut s’en rendre compte au travers de plusieurs exemples.

La gent(e) feminine
Dieu me pardonne, je me suis beaucoup attarde sur ce cas-la. Toujours est-il qu’il y a de tres belles filles et femmes ici, certaines simples, d’autres sophistiquees. Nombre d’entre elles se maquillent, ont les ongles des mains et des pieds manucures, voire portent de faux-ongles (ce qui ne me plait pas forcement, je precise). Elles sont de maniere generale bien voire tres bien habillees. Bon d’accord pour le moment je pratique San Francisco dans un quartier pas trop mal, mais j’ai vu ca dans d’autres quartiers, d’autres villes egalement.

Les marches, supermarches
Ici, l’attention se porte plus particulierement sur la presentation. Vous me direz, les rayons sont les memes partout, aux USA comme en France. Et vous aurez raison. Sauf que la ou la difference se fait, c’est sur les rayons de produits frais. Les fruits et legumes sont ranges, calibres, et bien sur rarement touches (comprenez « abime »). Il faut aller sur certains marches ou au Whole Foods Market* pour trouver des carottes fendues, par exemple. Mieux, ces produits ont une duree de vie record au frigo…
C’est la meme chose en ce qui concerne les rayons de bouche et de poissonerie : la viande est decoupee, calibree, rangee selon les morceaux proposes. Idem pour le poisson, ce qu’on a plus tendance a voir en France. Lorsque les magasins sont climatises ou a l’abri ca peut encore aller, mais des que vous voyez ca au soleil ou dans les magasins de Mission, vous commencez a vous poser des questions d’ordre …sanitaire.
A voir aussi, l’article de Cecile et Julien a ce propos.

Les magasins en general
La encore, pas de difference notable avec la France : un magasin de vetement sera toujours bien tenu, les vetements ranges regulierement. Ici ils font quand meme plus d’efforts pour ranger ca par taille croissante, de facon a ce que vous voyez rapidement s’il y a votre taille ou pas pour l’article recherche. Par ailleurs, un salon de coiffure disposera de maniere « elegante » jusqu’aux magazines proposes a la lecture.

La proprete
Bien qu’en regle generale les Etats-Unis sont connus pour leurs quartiers « debrailles » (j’ai une petite pensee pour l’auteur de cette expression a chaque fois que j’en voie un), une attention particuliere est portee a la proprete de certaines rues, balayees chaque matin ou plusieurs fois par semaine, afin de les debarrasser de leurs feuilles mortes, dechets et autres papiers jonchant le sol.
Parfois cette tache incombe aux employes de la ville, parfois aux magasins et immeubles qui ont pignons sur rue et qui peuvent se payer la prestation. De fait on peut marcher dans une rue tres propre, puis tourner et tomber sur quelque chose qui ressemblerait a l’envers du decor. Surprenant.

Les voitures
La encore, c’est un cliche bien connu, mais qui s’avere assez juste. Exceptees les Minis, qui font fureur ici, et une Fiat 500 de l’epoque (faut que je la photographie si je la retrouve !), la plus petite voiture est de taille « compacte », soit pas loin des modeles Megane, 307, ou C4 chez nous, pour ne prendre que les modeles Francais. Il y a pas mal de compactes, mais aussi des berlines -le plus souvent 4 portes- des coupes, des 4×4. Et bien sur, chose que l’on ne voit qu’ici ou presque, des pick-ups*, des Hummers, des monster trucks et des limousines. On peut eventuellement voir aussi… des hummer-limousines. 🙂 C’est vraiment pas difficile de voir des limousines ou des voitures de sport genre Porsche ici. Il suffit de se ballader dans le centre vers Union Square ou Financial District ne serait-ce que 10 minutes pour en croiser.
Certaines sont recouvertes d’une bache, d’autres sont legerement customisees, et l’on voit un nombre impressionnant de carrossiers et mecanos a certains endroits. Preuve s’il en est que la voiture garde une place preponderante ici, malgre le mouvement ecologique et les contraintes associees (difficultes de parking, cout de l’essence notamment). A leur decharge, le pays est quand meme gigantesque et tout est a l’echelle : routes, villes, distances pour aller au boulot etc. Il n’y a guere que l’espace entre 2 pas qui ne varie pas trop, donc il faut bien trouver des alternatives…
Pour conclure, je ne sais pas si c’est une these qui sera etayee ou refutee par la suite, ou qui l’a deja ete par ailleurs, mais en tout cas c’est celle du moment. 🙂 On verra si j’arrive a l’illustrer.

Des idees la-dessus ? Les autres Frenchies, vous voyez cela differemment ?

Un week-end festif place sous le signe de la… chauve-souris !

Un titre un peu curieux je vous l’accorde, mais qui va prendre tout son sens apres quelques lignes.
Ayant prevu de voir rapidement Batman: The Dark Knight, je devais absolument voir Batman: begins avant. Les fans de comics connaissent ces questions de continuite et ceux de series savent que l’ordre de visionnage des episodes, c’est important ! 😀

Begins Batman

Nous avons donc entrepris de voir cet episode chez Cedric, en compagnie de Gilles. Pourquoi chez Cedric vous demandez-vous surement. Parce qu’il a un ecran LCD de malade, pardi ! 😛
Apres un sympathique repas pris dans un resto mexicain sur Mission -Carne con Chile, pour les amateurs- nous avons donc file regarde ce qui s’averera etre un tres bon film, beaucoup plus reussi que les derniers opus, dont le role titre etait revenu a Val Kilmer puis George Clooney.
Ici c’est donc un acteur beaucoup moins connu -pour le moment- qui endosse le costume, Christian Bale. Brievement pour les connaisseurs, c’est un Batman beaucoup plus noir que l’on retrouve ici, et qui revient aux origines de l’histoire, donc adapte a ceux qui « debarquent » dans l’univers. A la fin du film, un appel est donc fait a la suite, puisque l’on decouvre une carte joker, censee bien sur rappeler le « vilain » du meme nom. Bref, j’etais gonfle a bloc pour aller voir la suite, prevue pour dimanche soir.
Le lendemain samedi, un tout autre programme nous attendait : nous avons pris la route direction Gilroy, afin d’assister au fameux Gilroy Garlic Festival, soit le festival de l’Ail de Gilroy. Ce festival fera l’objet d’un article a lui tout seul.
Revenus du festival, nous avons fait une halte au mall de Santa Clara, communement appele Valley Fair. Voir la definition de « Mall » a la section M de ce blog. Apres un petit tour et quelques achats, nous sommes rentres fourbus de notre journee, a peine la force de faire quelques courses et me voila litteralement couche devant la tele pour voir les resultats du contre-la-montre du Tour de France.
Dimanche etait le jour tant attendu du Camp Yahoo!, baptise Yahoo! Rocks. Grosso modo, il s’agit d’un evenement ouvert a tous, et specialement dedicace aux enfants. La encore, j’y reviendrai dans un prochain article.
Devant me rendre a Oakland pour une prise de sang, je suis finalement arrive au cinema vers 19h30, pour prendre ma « bat-place ». Malheureusement, l’annonce tombe 2 personnes devant moi : plus de place pour Dark Knight a 20h ! Degoute, je cherche un moyen de contacter Gilles et Cedric, mais en vain (je vous rappelle que je n’ai toujours pas de portable…).
Decu d’avoir fait tout ce chemin, de m’etre presse etc pour rien, je prends finalement ma place pour 21h15, et decide de m’accorder un petit en-cas (dedicace a Amelie 😉 ).
Finalement, une seance encore bien bondee pour un film long de 2h30. Mais sans regret, car le film est bon, malgre quelques cotes James Bond un peu plus marque que dans le premier. Surtout surtout, la formidable prestation d’Heath Ledger, peu comparable a celle de Jack Nicholson avant lui, mais tout aussi bonne. Il n’aura malheureusement plus la chance de demontrer toute l’etendue de son talent, qu’il est parti exercer sous d’autres contrees…

Heath Ledger playing The JokerHeath Ledger

Me voici donc rentre vers 00h30, encore bien satisfait de ce week-end tres rempli !

Une semaine musicale

Oui, cette semaine a definitivement ete placee sous le signe de la musique.

En premier lieu, lundi je suis alle voir The Police & Elvis Costello au Shoreline Amphitheatre de Mountain View, dans la Valley. Sur proposition de Cecile et Julien, rejoints par Cedric, nous avons pris la navette en sortant du boulot pour rejoindre Mountain View, ou Cecile nous attendait.
Direction l’amphitheatre, afin de recuperer les tickets, achetes prealablement sur Internet. Quelques bouchons plus tard, nous voici arrives dans l’amphitheatre. Le concert debutant a 19h30 par Elvis Costello et ses Imposters, nous avons juste eu le temps de nous faire arnaquer $8 pour un pauvre sandwich au poulet, avant de rejoindre nos « places ». Pour info, l’Amphitheatre n’est pas une salle de concert, mais un veritable amphitheatre en plein air ! Et j’ai mis places entre guillemets, car nous etions en realite situes dans le lawn, a savoir le haut de l’amphi, qui n’est autre qu’un parterre de pelouse ou chacun s’installe ou il veut.
Notre sandwich englouti, nous avons apprecie la fin de la prestation de Monsieur Elvis Costello, rejoint pour la derniere chanson par Sting, donc super sympa.
Le soleil declinant, le vent se levant, il commencait a faire frais dans l’amphitheatre. Il nous fallait donc quelque chose pour nous rechauffer. C’est alors que The Police ont commence a jouer, et tout le monde s’est leve « comme un seul homme » (content de l’avoir placee celle-la) ! Au menu bien sur, les standards du groupe, de Roxanne a Every Breath You Take, en passant par Walking On The Moon ou encore Message In A Bottle. Cependant ils avaient bien reorchestre le tout, donc ca donnait tout sauf l’impression d’ecouter le CD pour la n-ieme fois. Au final, un peu plus d’une heure de concert, avec une sorte d’entracte / rappel au milieu. Mention speciale au legendaire batteur, toujours aussi affute et alternant entre percus et batterie.
D’un point de vue technique, on etait pas super gates : certes la sono etait tres bonne et on a eu le droit a de jolis lumieres, mais les rappels (i.e. les enceintes pour les rangs plus eloignes) etaient situees trop loin pour les gens du lawn. Du coup on avait les ecrans en decalage avec le son, un peu bizarre. En conclusion, on a eu un peu froid, on a eu les bouchons, le ventre un peu vide et on a pas vu grand chose, mais on etait ravis quand meme, car c’est pas tous les jours un concert comme ca !
Helas je n’ai pas pris de photos de cet evenement, mais vous pourrez en trouver ici, ou encore la.

Points positifs :
+ The Police !
+ Elvis Costello !
+ un concert en plein air, assis dans l’herbe

Points negatifs :
– les tarifs prohibitifs des bars et sandwicheries de l’entree
– la configuration technique de l’amphitheatre
– notre venue en touristes, alors que tout le monde autour de nous avait au moins un plaid voire des chaises pour s’asseoir, de quoi manger et boire a sa convenance, etc. On le saura pour la prochaine fois !

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Vendredi soir, c’etait la soiree que j’attendais depuis que j’ai su que je devais arriver aux US debut Juillet.
Dans un autre style, me voici donc parti vers 21h au croisement de Folsom et 6th Street, au celebre club nomme 1015 (« Ten-Fifteen »). Ayant lu quelques reports sur Internet a propos de ce club, j’en avais trouve d’excellents comme de tres mauvais, voire effrayants. Mais Roland m’ayant raconte son « experience » la-bas, j’etais finalement decide a me faire mon propre avis.
Apres 1/4 d’heure a vingt-minutes de queue a discuter avec des « locaux » et un palpage « juste-pour-dire », me voici dedans.
Le 1015 est un club qui se veut un peu branche, avec des sortes de carres V.I.P., des boissons hors-de-prix et des prestations sons et lumieres de bon niveau. Pour autant, il n’y a pas de reelle restriction vestimentaire, ni trop de problemes pour rentrer des appareils photos ou autres materiels electroniques par exemple.
Le seul reel abus de ce club, c’est veritablement le bar. Un gars rencontre dans la queue dehors a pris ce qui devait etre un whisky coca. Il en a eu pour…$9, pour un verre a peine plus grand que les Arcoroc ronds qu’on avait a la cantine etant petits, le tout rempli de glace…ca laisse reveur (en fait, c’est surtout les serveuses qui laissent reveur…). Autant dire que je ne leur ai pas lache un rond de ce cote-la. Pourtant la place n’etait pas si chere, $25 en preventes, pour une grosse tete d’affiche, je pense que c’est honorable. Autre aspect notable de ce genre de club, les « chicanos » assignes au ramassage des ordures sur le dance-floor. Ils passent entre les gens avec leur balai-pelle et ce, des l’ouverture du club.
Pour l’aspect plus artistique de la soiree, sachez qu’il y avait donc 4 scenes, chacune avec son propre bar : la piste plutot Techno / Downtempo, centrale, par laquelle on entre et on accede aux autres salles. Celle du niveau inferieur, je ne sais pas ce que c’etait, car ca a ouvert trop tard. Celle du dessus, c’etait la salle Goa / PsyTrance. Enfin, la derniere etait une salle a double scene, une pour les DJs et l’autre pour la prestation live de la soiree.
D’ordinaire ouvert de 22h a 02h du matin environ, le club etait specialement ouvert jusqu’a 6h, pour l’occasion. Cette occasion donc, c’etait bien sur la venue du groupe INFECTED MUSHROOM. Pour les neophytes, les Mushrooms sont a la Trance Goa ce que les Beatles, les Stones ou plus pres de nous, U2 sont ou ont ete pour le Rock (les connaisseurs, dites-moi si je me trompe). Outre etre presents sur la scene depuis de nombreuses annees, avoir sortis plusieurs albums, des compilations, fait des tournees mondiales etc., ils ont participe au renouvellement du genre, jusqu’a faire evoluer leur groupe en une sorte de groupe electro-rock, avec chant, guitare electrique et batterie. Alors on aime ou on aime pas, mais au moins on sort des sentiers battus et de la soupe informe de quelques labels actuels.
Je pense qu’une grande partie du public n’etait la que pour les voir, car meme s’ils resident maintenant sur la Cote Ouest, ils ne sortent pas si souvent de L.A. pour venir ici. Et on se rend compte de l’importance de l’evenement quand on voit les gens qui en parlent avant d’entrer, les flyers a l’effigie de leur album, les videoprojections annoncant leur live a 1h, etc. Pire, les fans etaient masses devant leur scene, tournant meme le dos au DJ en train de jouer, les deux scenes se faisant face dans cette salle !
Durant leur performance live, c’etait de la folie furieuse, on etait compresse comme des sardines, j’ai meme souffert de talons bien pointus sur mon pauvre pied gauche. M’enfin pour ce qui ressemblait a un vrai concert de rock pendant pres de 2 heures, c’etait du classique apres tout.
Duvdev, le chanteur chauve, a fait son show et chauffer le public, tandis que son compere Erez et les 2 autres musiciens etaient appliques a leur tache.
Une fois leur prestation finie, je suis alle voir la scene Trance-Goa, assez remplie et avec un son de qualite, autant sur le fond que sur la forme.
J’ai pris contact avec DJ Random, dont j’avais eu les coordonnees par un DJ ami d’Hadra. Je pense qu’il va pouvoir y avoir des choses a faire avec eux, musicalement parlant. 😉
Je suis rentre satisfait de la soiree, vers 5h40 a l’appart, en me disant que peut-etre, oui, je retournerai dans ce club pour Halloween, et la venue de Eskimo…

Points positifs :
+ Infected Mushroom !
+ 4 salles, a tendance electronique
+ Le public, assez sympa dans l’ensemble
+ Rencontre avec Random et Christine, DJs du coin
+ Prestation technique du club
+ Eau froide dans les toilettes, les connaisseurs apprecieront…
+ La population feminine 🙂

Points negatifs :
– Les tarifs du bar
– L’attitude de certaines personnes, sans-gene et sans pitie sur le dance-foor heureusement pas la majorite)
– la deco, un peu limitee, mais la salle etait grande
– le manque d’un laser, ca pourrait etre cool dans une salle de cette envergure

Pour les amateurs de soirees PsyTrance, c’etait assez reussi : une deco certes un peu pauvre, faites principalement de tentures allumees par quelques black guns, mais suffisante pour se sentir « comme a la maison ». 🙂 Cote lumieres, c’etait pas mal, avec pas mal de spots disposes sur le rail au plafond, 3 stroboscopes fonctionnant en alternance. Une machine a fumee et 4 ecrans de video projection completaient les elements de prestation son et lumieres. Cote son justement, les 4 enceintes etaient disposes aux 4 coins de la piste, en hauteur. Raisonnablement fort, meme pour la prestation des Mushrooms, donc c’etait cool.

Reperages en tout genre

Le week-end dernier (12 et 13 juillet), a ete celui des reperages.
Samedi matin, je suis alle faire un tour sur le Farmer’s Market (le marche des agriculteurs) de Ferry Plaza. Ca se passe sur les quais de la baie, pas tres loin de chez moi. En gros, c’est un marche comme on en voit en France, mais ca fait du bien de voir ca ici. Alors certes, c’est pas donne, mais je pense qu’en general c’est de la tres bonne qualite. Tout est « organic » ou presque, de la viande au legumes, jusqu’aux sels aromatises aux plantes.
Comme j’avais prevu de traverser la baie en debut d’apres-midi, je n’ai pas fait de grosses courses la-bas. J’ai neanmoins goute quelques fruits et legumes (peches, petits-pois), et achete des prunes et de la veritable baguette, type pain au levain. Miam ! :d En guise de plat principal pour mon repas de midi, j’ai decide d’acheter un 1/4 de poulet roti et quelques pommes de terre en accompagnement.
Saturday lunch
Pendant mon repas, j’ai recu la visite d’un lointain cousin :
Nice bird on Ferry Plaza
Mon repas termine, je suis alle faire un tour chez Sur la Table, un magasin d’ustensiles de cuisine et tout ce qui vient a cote. C’est cher, et ils n’ont que tres peu d’ustensiles en bois, telles les cuilleres en bois qu’on peut trouver chez nous.
J’ai ensuite pris le Bart, direction Oakland, pour continuer mon reperage, a la fois du Children’s Hospital, et du cabinet de mon futur medecin traitant. J’ai donc pu evaluer les distances et le temps, et m’apercevoir qu’une navette fait le trajet entre l’arret de Bart Macarthur et l’hopital. Pratique ! Malheureusement, elle n’etait pas en fonctionnement ce jour-la, et c’est donc a pied que j’ai fait tous ces allers-retours, soient une bonne cinquantaine de blocs. 🙂

De retour en ville, je devais aller voir un appartement, mais je pense etre arrive trop tard. Il sera loue des le lendemain…
J’ai donc repris les transports en commun pour me retrouver sur Folsom, afin de faire mon dernier reperage de la journee, a savoir la localisation du club 1015, dans lequel je devais me rendre le vendredi 18. Le compte-rendu de cette soiree dans le prochain article. 😉

« Caution! The doors are about to close… » *

Chaque jour de travail, je voyage de San Francisco a Santa Clara en prenant le train appele Caltrain.

Pour me rendre a la gare, j’ai environ un quart d’heure, vingt minutes de marche. Je longe le sud de la baie, donc j’ai le joli soleil du matin qui m’accompagne.

Le Caltrain est une sorte de RER ou TER, qui relie San Francisco a toutes les principales villes de la Silicon Valley, jusqu’a Gilroy, au sud de San Jose. Celles-ci sont reparties en zones, et forcement le tarif varie en fonction du nombre de zones traversees.
Caltrain arriving at station

Il est possible de prendre soit des tickets a la journee, soit un pass de 10 trajets utilisables sous 90 jours, soit un pass au mois. Par exemple, un pass de 10 trajets sur les zones 1 a 3 coute $49, soit environ 30,7 euros au cours recent.

Le train fonctionne tous les jours, les jours de semaine de 4h30 a 1h32, pour respectivement le depart le plus tot et l’arrivee au plus tard. Pour autant, tous les trains ne font pas tous les arrets. Il y a par exemple les « baby-bullet » : ce sont des trains express qui ne font que les arrets principaux, ce qui est bien pratique lorsque l’on vient de San Francisco et que l’on descend loin dans la Valley. La ou le train s’arretant dans toutes les gares va mettre 1h08 au mieux pour aller de San Francisco a Mountain View (la ou je m’arrete le matin), l’express ne mettra « que » 44 minutes.

N’esperez pas frauder, car le train est tout le temps plein de controleurs, d’agents etc. Et quand je dis tout le temps, c’est dans TOUS les trains, car ils remplissent de multiples taches : ils annoncent les arrets (!), ils aident les personnes agees ou deficientes a monter, s’installer dans le train et descendre, controler les tickets des voyageurs, gerer les soucis en tout genre… Par contre ils sont relativement cools. Ils n’ont pas « l’amendite aigue » et si vous avez une bonne raison, ils peuvent vous laisser repartir sans vous verbaliser.

A la descente des principaux trains s’arretant a Mountain View, des navettes affretees par Yahoo! nous attendent pour nous emmener directement aux portes des bureaux, et ce en vingt minutes environ. Pratique ! Un privilege que de nombreuses grandes entreprises dans la vallee octroient a leurs salaries : chaque matin, c’est le defile des « shuttles », desservant pele-mele Apple, Google ou encore Cisco.

Donc si vous avez bien suivi, la duree theorique porte-a-porte de mon trajet chaque matin ET chaque soir s’eleve a…1h15 au mieux. J’ai bien pris soin d’employer les termes « theorique » et « au mieux », car ce n’est pas toujours comme ca…

En effet le Caltrain est repute pour avoir regulierement des soucis, les fameux « soucis en tout genre » que j’evoquais plus haut. Selon les dires de certains, et apres une premiere experience reguliere, le Caltrain a au minimum un souci serieux par mois. Et si rien ne survient pendant un mois, le mois suivant risque de voir survenir deux problemes serieux…

Pour ne rien arranger, c’est parait-il une solution « efficace » pour qui veut se suicider…

Je vous rassure je n’ai pour le moment rien vu de tel, mais c’est vrai qu’il a souvent du retard, de quelques minutes a au moins une demie-heure, sur un trajet comme celui-ci ca commence a faire… L’autre matin, nous avons meme change de voie sur quelques centaines de metres, l’agent se voyant oblige de faire une annonce une fois arrete pour indiquer aux gens montant dans le train que nous n’allions pas a San Francisco mais en direction de San Jose…

En resume, pour le moment c’est cool, ca remue pas trop, on peut se reposer dedans. Mais au final, ca coute, c’est pas toujours tres fiable, et faut habiter pas trop loin de l’arret pour que ce soit interessant.

Je pense donc delaisser cette situation au final, pour me rabattre sur…je ne vous ai jamais parle des navettes qui partent de San Francisco pour arriver directement au bureau ?

* Equivaut a « Attention a la fermeture des portes » que l’on peut entendre dans le tramway de Grenoble.

Un week-end « decouverte »

La semaine derniere n’a pas ete trop harrassante niveau boulot. Arrive mercredi vers 14h, je ne me suis rendu au travail qu’a partir du jeudi 3 juillet.
A la fin de la journee, c’etait deja…le week-end. 🙂

VENDREDI
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J’en ai profite pour faire quelques emplettes, puis un petit tour dans la ville, avant de rejoindre Cedric. La, j’ai pu decouvrir son appartement : Il est bien amenage, bien situe. Bon choix, Cedric. 😉
Une fois la visite faite, nous nous sommes rendus a l’AMC Theatre sur Fourth Street, genre de Pathe Chavant pour ceux qui sont a Grenoble. Partis pour voir Wall-e avec un autre French Yahoo, Gilles, nous avons finalement atterri sur The Incredible Hulk, Cedric nous ayant enduit avec de l’erreur. 😀
Une fois sortis, le temps d’aller faire un tour en haut de l’hotel Marriott – histoire de ne rien voir, car c’etait bien brumeux sur SF ce jour-la :/ -nous nous sommes diriges vers Fisherman’s Wharf et The Embarcadero, lieu d’ou fut tire le feu d’artifice. La encore, brouillard oblige, nous n’avons distingue que quelques jolies fusees, sans plus. Dommage.

SAMEDI
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Cedric ayant loue une voiture pour la journee, j’ai profite de l’occasion pour aller voir quelques magasins alentours- et notamment l’inevitable Ikea- ainsi que Target, sorte d’Hypermarche Carrefour sur 2 etages. Nous avons d’ailleurs fait une drole de rencontre sur le parking…
Monsieur je prends trois places de parking a moi tout seul
Chacun ayant fait ses propres emplettes, nous avons ensuite rejoint Gilles et sa femme, pour une ballade du cote de Tennessee Valley Trail, double occasion pour traverser le Golden Gate et s’arreter sur une proche plage. L’occasion egalement d’engloutir un fallafel sandwich d’excellente facture, definitivement une adresse a garder.
Tennessee Valley Beach
  
Lake upon beach
Meme si le climat etait bon, le vent reste present et l’eau reste froide, Pacifique oblige. Nous sommes donc rentres sur la City, et avons termine la soiree chez Gilles et sa femme, profitant des talents culinaires de celui-ci.

DIMANCHE
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Rentre un peu tard la veille, je me suis arrogé une matinee clemente. Je me suis par contre mis en quete de visiter les parties « habitables » de San Francisco l’apres-midi.
Me voici donc battant le pave de 14h a presque 19h, passant en revue les quartiers SoMa, Financial District, North Beach, Russian Hill, Nob Hill, Chinatown et Downtown, faisant halte au Washington et Union Square. Sur ce dernier j’ai pu apprecier un de ces hot-dogs que l’on voit tout le temps dans les films americains…Miam! :d
Tribute to "Maman"
Une bonne marche qui n’a pas ete vaine, puisqu’outre avoir pu m’impregner de ces quartiers, j’ai pu noter quelques adresses interessantes, voir ce que les gens mangeaient dans certains restaurants, quelles boutiques etaient a quel endroit etc. Il en ressort une appreciation proche de l’avis general, a savoir une forte tendance a preferer Russian Hill, Nob Hill et North Beach, a forte connotation italienne.
Ce dernier etant loin de tous les transports pratiques pour aller au boulot, je ne pense pas m’y installer, mais j’y retournerai surement pour tester quelques adresses ou simplement me ballader.

Un graAAaaaaaaand anniversaire

C’etait quand meme pas banal de commencer une nouvelle aventure a l’etranger le jour de son anniversaire. Mais pourquoi pas, apres tout.

Me voici donc parti, vers les 6h, en direction de Lyon Saint-Exupery, conduit par un chauffeur bien sympa de me pardonner mon retard de quelques minutes… Au passage, un petit detour par le Novotel de Voreppe (mais oui mais oui !!!), ou j’espere donc voir Sandrine, mais c’etait bel et bien pour recuperer un autre voyageur etranger. C’est la qu’il me lache : « Oh vous savez, ces gens au Novotel, ce ne sont pas des fleches… » Bon. Je n’ai rien dit, je n’avais pas envie de louper mon avion. 😀

Tout se passe sans encombre jusqu’a Londres, avion a l’heure, pas de probleme aux douanes, pas de soucis de bagages etc. Meme la pomme glissee par mon Pere au moment du depart continue son bonhomme de chemin, gentiment calee dans mon sac a dos…

Le voyage vers les US a dure environ 12h, mais s’est dans l’ensemble bien deroule. En World Traveller Plus, donc avec un seul voisin, avec un matos de video qui marchait pas mal, moyennant les nombreux pixels morts sur l’ecran.

Bref, j’ai pas trop trouve le temps long, j’ai pas trop eu de soucis avec ma jambe, et je suis bien content d’avoir enfin pu voir La Coupe de Feu et Da Vinci Code. 🙂

Meme le douanier US, quand il a vu que j’avais un Visa L-1 en regle, s’est fendu d’un « Good luck, mate ». Autant dire que ca part pas mal.

Apres donc avoir recupere mes bagages, annonce que je n’avais rien a declarer.. et avoir recupere mes 2 valises (en poussant en gros ouf de soulagement, dedicace a Cedric), me voici donc en quete d’un moyen de transport pour rallier mon futur appart.

Je prends donc le BART, le temps de voir que ca va me conduire bien loin de ma destination finale… m’enfin tant pis, j’aurais essaye au moins. S’en suis une folle course dans la ville, avec mes deux valises a roulettes, sur de routes tantot montantes, tantot descendantes, tantot planes. Je remercie au passage le gars qui m’a aide a sortir de la station de Bart en prenant ma valise sur une vingtaine de marches.

Arrive a l’appart, je dois dire qu’une sacree pression est retombee… j’ai bien pris conscience de ma fatigue, et j’ai tente un petit somme apres une petite inspection des lieux.

L’appart, c’est un peu comme une chambre d’hotel, la cuisine en plus.

salon + chambre

C’est cool, mais y’a quand meme quelques defauts : le robinet de la cuisine qui goutte la plupart du temps, Internet qui chie, la vue pas terrible finalement. Apres le positionnement en lui-meme dans la ville est pas trop mal : proche de l’Embarcadero au Sud, du Bay Bridge, pas tres loin de Market Street.

A peine pose, voila que debarque Cedric, suivi de Julien et Cecile, passe me souhaiter la bienvenue et donc un bon anniversaire. Me voila donc reparti en leur compagnie dans un petit resto Italien de la City. Le cadre est pas mal, le vin bien bon, mais l’attente un peu trop longue. Cela ne nous a pas empeche de passer une bonne soiree, entre minestrone, calamars fris, pizza et pates. USA oblige, les plats sont super copieux. Pour une fois et bien qu’affame, la fatigue a eu raison de moi et je n’ai pas fini. 😦
A peine rentre, une superbe tarte fraise-rhubarbe entre les mains, je me suis endormi comme une masse, terminant en beaute ce graaaaaaAAAAAAaaaaaaaaand anniversaire.
Tarte Fraise-Rhubarbe
Le lendemain, c’etait deja la reprise…