Memorial Day, week-end memorable

Le week-end du 23-24 mai etait un week-end prolonge pour nous aussi. En effet nous ne travaillions pas lundi, car c’etait Memorial Day. Le jour du souvenir pour les Americains, l’occasion de d’honorer les victimes des differentes guerres auxquelles ont participe les Etats-Unis.

Un peu loin de ces considerations il faut bien le reconnaitre, c’etait surtout le pretexte pour Cecile, Julien et moi de s’eloigner de la Bay Area, et de s’offrir un week-end de campeurs.
Nous voila donc partis ce samedi apres-midi en direction du Sud, vers San Luis Obispo (non, pas le chanteur). Apres quelques bouchons mais une belle maitrise des vitesses de Californie de Julien, nous arrivons en fin d’apres-midi a San Simeon State Park, camping sympathique pres de Cambria, CA. Le soleil se couchant rapidement, il est tout de suite temps de monter les tentes (dont la mienne, toute neuve !) et de lancer le barbecue !

Premier plan : ma tente; second plan : le barbecue en preparation

Premier plan : ma tente; second plan : le barbecue en preparation


Bon petit barbec’ sympa avec merguez, et tout ce qui va avec (merci Cecile). Il commence a faire froid, nous n’avons pas beaucoup de feu, et nous sommes fatigues. C’est sur, demain on fera mieux, mais pour l’instant, dodo !

Dimanche matin, apres un bon petit-dej -au froid-, une douche -payante !- et quelques courses, nous prenons la route de Pismo Beach, via Morro Bay et… San Luis Obispo, que nous visitons un peu a notre insu. 🙂
Petite ballade sur la plage de Pismo Beach, en evitant les…4×4 qui, contre $5, peuvent rouler et se garer directement dessus ! Incroyable, ils sont fous ces Americains !

Le temps n’etait pas magique, je ne tenterai pas la baignade. Apres manger, promenade retour sur la plage, puis nous reprenons la voiture, direction Morro Bay.

Morro Bay, CA

Morro Bay, CA


Petite halte pour profiter de l’air vivifiant du Pacifique, et faire quelques photos du gros rocher et des pelicans.
Enfin, retour au camping pour notre seconde soiree. Cette fois, on achete quelques buches, et on fait un vrai feu !
Apres un bon barbec aux saveurs locales (decouverte de la fameuse saucisse de Cambria !), et une initiation aux joies du camping version colo pour Cecile et Julien, a savoir Bananes au chocolat au feu et Marshmallows au feu, on fait flamber la baraque ! 🙂
Pour finir on va se rechauffer du cote de Cambria. Le temps de decider que je n’habiterai jamais la-bas, puis on rentre.

Dernier jour, la remontee vers la ville. nous prenons la California Highway 1 pour longer les cotes.
Une halte pour voir les sea lions puis du cote de Big Sur, ses jolis paysages et ses fameux ponts. Enfin, detour par Carmel, et retour a la maison.

Pfeiffer Burns State Park - closed beach

Pfeiffer Burns State Park - closed beach


Un bon petit week-end tranquille, pour changer d’air et de paysage, et les idees qu’on resasse. Objectif atteint, c’etait super ! Merci Juju et mom-to-be ! 😉

Les autres photos du week-end : c’est ici.
Le week-end raconte par Cecile et Julien : c’est la.

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Un samedi a Sonoma

Ma copine Maelle et moi etant amateurs de bon vin -je n’ai pas dit pochtrons-, nous avons donc decide d’aller passer un samedi du cote de Sonoma.

Situee a environ 70 km au nord de San Francisco, Sonoma est avec Napa une des villes les plus reputees en matiere de production vinicole de Californie, des Etats-Unis voire maintenant du monde. Petit village, Sonoma a comme sa grande soeur Napa donnee son nom a la vallee qui l’entoure. Alors que Napa est plus touristique et prestigieuse (avec notamment la presence des domaines Mondavi et Coppola), Sonoma se veut plus sobre et, selon les gens de la region, produisant de bien meilleurs crus que ceux de la region voisine.

Nous fiant aux conseils de mes amis et des guides amicalement pretes par Cedric, nous sommes donc partis aux alentours des 11h de Richmond, CA. Une heure plus tard environ, nous arrivions dans Sonoma, sous un beau soleil. Arret sur la place principale du village, un chouette parc abritant le city hall, et entoures de motels et de restaurants. Selon mes reperages, nous prenons un petit lunch a la Boulangerie Basque. Apres ce petit pique-nique sur l’herbe, nous voici partis a l’assaut des nombreux vignobles que compte la Sonoma Valley.

Nous commencons par le domaine Sebastiani, situe juste a cote de la place. Il m’avait ete recommande par une de mes anciennes collegues, car son grand-pere y avait travaille. Nous avons moderement apprecie, a la fois le cadre ambiance boutique et les vins, pas mauvais mais plutot quelconques. Sans regret pour autant, car a $10 la degustion, nous avons eu le droit a 5 vins, et sommes repartis avec quelques conseils et une carte de la vallee, tres pratique !

Entree du Domaine St Francis - Sonoma, CA

Entree du Domaine St Francis - Sonoma, CA

Ces informations en main, nous decidons de remonter toute la vallee, pour aller directement au Domaine St Francis. Nous y decouvrons un cadre beaucoup plus sympathique, un peu plus chateau et un peu moins boutique. Les tarifs sont les memes, environ $10 de partout pour 4 a 6 vins differents, majoritairement rouges. Enchante par un Chardonnay Carneros 2006, je repars avec une bouteille, la degustation etant decomptee pour cause d’achat. Apres un petit tour dans le parc, quelques photos, nous voici repartis en direction de Chateau Saint Jean.
Domaine Chateau Saint-Jean - Sonoma, CA

Domaine Chateau Saint-Jean - Sonoma, CA

La encore un decor sympathique, ou il est meme possible de faire un repas gastronomique avec degustation de vins « appaires » aux mets. Maelle conduisant, je bois donc tout seul cette fois-ci. Une bonne degustation, mais je suis moins emballe. Peut-etre un peu refroidi par le « serveur », lui-meme assez glacial.

Panneau indiquant les wineries - Sonoma, CA

Panneau indiquant les wineries - Sonoma, CA

Encore quelques photos, on profite du paysage et l’on repart chez B.R. Cohn. Partis pour une degustation normale, nous nous faisons conseiller un vin dont l’arome se rapproche du chocolat. Intrigues, nous sommes agreablement surpris par ce vin liquoreux, au nez si particulier, si doux en bouche et un peu amer en note finale. Nous repartons avec deux demis-bouteilles (sans surprise, ce vin est cher), dont une sera… un cadeau de mariage.

Enchantes par ces degustations, mais un peu atteints quand meme, la chaleur aidant, nous en finissons la avec le vin. Le reste de l’apres-midi sera consacre a une visite rapide des lotissements autour de Sonoma, histoire de s’apercevoir du privilege des gens habitant ces demeures. Enfin, retour au parc pour une petite sieste bien meritee, une petite brise courant dans les cheveux.

Pour ma premiere « route des vins », j’ai apprecie ces degustations dans un cadre agreable. On peut vraiment decouvrir la production d’un domaine, et comparer les vignobles les uns aux autres. A refaire donc, dans Sonoma Valley, Glen Ellen, Russian River, Napa etc. 🙂

Sur un coup de tete

Le week-end du 17-19 avril a ete l’occasion pour 2 Frenchies et moi de partir a la decouverte de la ville de Portland, en Oregon.

Au bord de la Willamette river, Portland, OR

Au bord de la Willamette river, Portland, OR


L’Oregon est un etat situe juste au-dessus de la Californie. La ville de Portland est reputee etre la plus grande ville entre San Francisco et Seattle… en gros, c’est plus grand que Sacramento, et c’est a peu pres tout. Situee au Nord, tout proche de l’etat de Washington, la ville s’etend sur environ 376 km2 et compte pres de 575 000 habitants. A titre de comparaison, la ville de San Francisco compte plus de 800 000 habitants sur pres de 600 km2.

Tout ca c’est bien joli, mais pourquoi Portland me direz-vous ? Relisez le titre, je vous repondrai ! 🙂
Oui tout ca s’est un peu decide sur un coup de tete : une envie commune de voyager, de bons echos de quelques personnes, des prix abordables au niveau logement et transport, une nouvelle ville a connaitre.

Nous voila donc parti ce vendredi soir, ou plutot milieu d’apres-midi avec Cedric, direction l’aeroport « Domestic » de San Francisco International. La nous retrouvons Mathieu, et sommes bientot prets a embarquer. Notre vol de 19h20 nous permet de survoler une City toute eclairee par le soleil couchant et, apres un vol d’1h20, un Portland en habit de lumiere.
Fraichement debarques a PDX (le code de l’aeroport), nous prenons la direction de l’hotel, via Max, le tram local. Premieres rigolades a la decouvrerte des voix de Max : une voix americaine sensuelle invitant au voyage, et une voix mexicaine dont on a l’impression qu’elle va indiquer la taqueria la plus proche. 🙂

Le Ace hotel est situe en plein centre ville, dans le quartier de Pearl District. C’est une sorte d’hotel mi branche mi vintage, qui justifie ses prix par ce cote decale et sa localisation, plus que par ses prestations.

Cedric et Mathieu dans notre chambre, au Ace Hotel

Cedric et Mathieu dans notre chambre, au Ace Hotel

Neanmoins, la chambre triple avec la salle de bains sur le palier nous convenait et nous revenait tres peu chere pour 2 jours, d’ou le choix de cette alternative, qui s’est averee tres bonne.

Apres une bonne nuit de sommeil, et un bon cafe dans l’etablissement attenant a l’hotel, nous voici partis a la decouverte de la ville et, en premier lieu, de ses fameux doughnuts (ou donuts) voodoo !

Enseigne de Voodoo Doughnut

Enseigne de Voodoo Doughnut

Voodoo Doughnut est en effet une institution dans la ville. Ils sont reputes pour preparer ces fameux beignets recouverts de multiples nappages, tous plus caloriques, sucres, inattendus les uns que les autres. Vous connaissez mon amour limite pour les patisseries, je ne suis reparti qu’avec un old-fashioned donut, meme si j’avoue que l’Oreo Donut (du nom de ces biscuits americains tres connus) qu’un de mes comparses de voyage m’a fait goute etait attirant.

Le « petit-dej » formalise, nous arpentons la ville pour en decouvrir ses multiples facettes. Au detour des rues, nous decouvrons un Chinatown quasi-desert, sorte de quartier mi-refait mi-abandonne, assez etrange. Il reste neanmoins la porte, qui ne laisse aucun doute.

Porte de Chinatown

Porte de Chinatown


C’est egalement l’occasion de decouvrir Pearl District, et notamment son Saturday Market. En realite, il ne s’agit pas d’un marche de producteurs, mais d’un marche d’artisans, chacun presentant ses propres creations.
Apres quelques bonnes heures a decouvrir le quartier Northwest, nous atterrissons dans une microbrewery, ou micro-brasserie. Par definition, ils font leur propre biere, et fournissent aussi un fish & chips au rapport qualite prix assez interessant. 🙂

L’apres-midi, nous decidons de le passer un peu dans les « hauteurs », histoire de decouvrir un point de vue de la ville et un peu plus de verdure.
5 minutes suffisent pour louer une voiture chez Zipcar, 5 autres minutes pour la recuperer dans le garage proche de l’hotel. Et hop, nous voici partis pour le Washington Park.

Cerisier en fleur au Japanese Garden

Cerisier en fleur au Japanese Garden

Visite rapide du International Rose Garden (Portland est surnomee « The City of Roses »), car bien entendu ce n’est pas la saison propice. Apres quoi nous nous dirigeons vers le Japanese Garden, le plus beau en dehors du Japon selon un Ambassadeur du Japon aux Etats-Unis. Celui-ci devant etre un fin diplomate car, certes c’etait ma premiere visite dans un jardin Japonais, mais enfin je n’ai pas ete subjuguee par sa pretendue splendeur, et pourtant il faisait tres beau !
Ceci fait, nous n’avons pas encore eu de superbe point de vue de la ville. Certes le temps est au beau fixe, mais le ciel est nebuleux et n’offre que tres peu de contraste. L’horreur pour les photos !
Un peu de perseverance et de voiture plus tard (grace a la combinaison iPhone + Flickr + Maps), nous prenons quelques photos du panorama sur le Vista Bridge le bien nomme, et beaucoup de la Ferrari garee non loin de la ! 😀
Downtown Portland, OR depuis le Vista Bridge

Downtown Portland, OR depuis le Vista Bridge


Retour en ville, et direction une autre microbrewery de la ville, censee faire de la biere au chocolat ! Certes, elle avait bien un petit gout de chocolat, surtout l’odeur, mais pas assez pour satisfaire Cedric qui… ne boit jamais de biere.
Un peu fatigues et affames apres la journee, nous prenons la route du resto ou nous avons reserve pour 8h30… 1h20 d’attente plus tard, nous festoyons comme des rois, a la faveur du restaurateur, qui n’en finit plus de s’excuser du trop plein d’attente. On s’en sortira pour $25, avec multiples entrees, plat, dessert et boissons; l’attente valait le coup ce soir-la, d’autant plus que c’etaient des mets tres fins !

Dimanche matin, Cedric et Mathieu partent courir, tandis que je sors appareil photo en main, a la decouverte d’une autre partie de la ville. 2h30 plus tard, je reviens a l’hotel avec quelques cliches dans la boite, une ballade m’ayant conduit au bord de la riviere Willamette qui coupe la ville en deux, au Convention Center et au Rose Garden, antre des TrailBlazers (pour les vieux fans de Clyde Drexler notamment).

Au bord de la Willamette river, rive est

Au bord de la Willamette river, rive est


Il ne nous reste plus qu’a rendre la chambre, faire un autre petit tour de la ville (et notamment au Powell Bookstore, veritable dedale de livres, necessitant un plan pour pouvoir retrouver son chemin !), et se diriger vers un petit resto bien sympa, nomme Isabel Pearl. Un bon petit cafe sur le Pioneer Courthouse Square, et nous voici repartis avec Max en direction de l’aeroport.
Quelle direction choisir ? :)

Quelle direction choisir ? 🙂


En resume, un bon petit week-end entre potes dans une ville marrante a decouvrir. Reste que malgre ses cotes attrayants (restos sympas, parcs, la riviere, les celebres doughnuts), je ne me verrais pas trop vivre la-bas, car l’activite y semble assez limitee. Et puis, on s’approche de Seattle, la ville ou il pleut 300 jours par an… 😀

Toutes les photos sur mon album Flickr.

Z’avez vos papiers ? (partie 2) : OUI !

Comme je vous l’avez indique dans le precedent article sur le sujet, je devais valider mon code en prenant le « behind the wheels test » (litteralement, examen derriere les roues). En effet, le permis temporaire qui m’avait ete delivre a l’obtention de mon code (test ecrit) n’etait valable que 2 mois. Une fois les 2 mois ecoules, il faut tout repasser !
Je me suis donc empresse de prendre un rendez-vous aupres du DMV. Eux, par contre, ne se sont pas empresses de me le donner. 😦
Pour prendre un rendez-vous pour l’examen de conduite, encore une fois plusieurs possibilites :
– le prendre en ligne sur Internet, comme pour l’examen ecrit
– le prendre par telephone
– reserver un creneau le jour de l’obtention du code, directement au bureau.
Le « probleme » avec la seconde solution, c’est que du coup le test sera fait dans le meme bureau de DMV, pour moi… San Francisco. Hors, il est beaucoup plus difficile de passer le test ici que dans les villes alentours !
Ne pouvant pas reserver le bureau de San Mateo en ligne (celui que j’avais choisi), j’ai donc subi les 10 minutes d’attente au telephone et finalement decroche mon rendez-vous pour dans…3 semaines, le 13 avril.

Restait maintenant a mettre toutes les chances de mon cote en preparant ce test.
D’abord, en discutant avec ceux qui l’avaient deja passe. Simple, mais efficace. 🙂 Ensuite, en ecumant les ressources mises en ligne par le DMV de Californie, a savoir une pelletee de videos sur Youtube ! Tres bien faites en tout cas ces videos, je les recommande aux futurs eleves. 🙂
Enfin, parce que decidement rien ne remplace la pratique, il me fallait conduire. Bon, c’est sur, ca revient vite, surtout avec plus de 10 ans de conduite derriere moi. Mais il y a suffisamment de regles subtiles et de difference de comportement des voitures qui, je le rappelle, sont des automatiques pour la plupart, pour necessiter de se « remettre en selle » un minimum.

Ne possedant bien sur pas de voiture, je suis donc passe par le systeme Zipcar pour pouvoir en louer une. Et, puisque je ne suis pas encore tout a fait debile, j’ai loue la meme pour passer l’examen. 🙂
A titre d’information, c’est tout a fait legal de louer une voiture pour passer l’examen de conduite. Il faut juste pour cela disposer d’un justificatif d’assurance sur la voiture louee.

Le grand jour arrive, je me suis presente au bureau, non sans reperer les alentours auparavant. La partie administrative evacuee (en gros, presenter son permis temporaire et l’assurance), venait ensuite l’examen. Apres un bref diagnostic de ma connaissance de la voiture, la conduite a dure environ 20 a 25 minutes, dans les rues autour. Parking marche avant, marche arriere, pas de rentree d’autoroute, bref, rien de tres sioux.
Au final, je m’en tire avec 2 fautes mineures, sur les 15 autorisees (sur la grille d’evaluation de l’examinateur – en Anglais bien sur). Mieux que le code, assurement ! 🙂 Youhouh! Je suis meme felicite par le pere du candidat qui passait apres moi. 🙂 La secretaire, quand a elle, m’a gratifie d’un « welcome in California » certes un peu passe de mode apres ces quelques 9 mois, mais qui fait toujours plaisir. 🙂
On sait donc tout de suite si on reussit le test, ce qui est cool. Ensuite, on repart avec sa voiture (!) et son permis temporaire, avant de recevoir le precieux sesame quelques jours apres (une dizaine pour moi) par la poste. Et ca donne ca :

Mon permis californien

Mon permis californien

Maintenant, je peux non seulement parcourir les routes US a ma guise, mais ausis ne plus passer pour un simple touriste a presenter mes papiers Francais a tout va ! Et ca, ca contribue a se sentir bien ici, que j’appelle dorenavant San Francisc-home

Louer un appart’ a « San Fran » (partie 1)

Bon d’accord, ce blog raconte mon installation aux Etats-Unis, et c’est bien comme ca. Mais enfin j’ai quand meme envie d’apporter ma pierre a l’edifice quand a l’expatriation des francophones dans cette region du globe. Alors modestement, avec l’experience que l’on peut avoir au bout de quelques mois dans une grande ville comme San Francisco. Mais pour l’avoir vecu, disposer d’un maximum de ressources, et d’autant de parcours differents s’avere plus rassurant au moment de franchir le grand pas.

Larkin and Clay

Larkin and Clay


Ainsi donc, je vais tenter de resumer la les grandes lignes de la recherche d’appartement a Frisco. Gardez tout de meme a l’esprit que meme si j’ai pu en discuter avec de nombreuses personnes ici, celibataires, en couple ou en famille, je n’ai visite que des studios ou des « 1 bedroom », donc je ne pourrais pas vraiment temoigner des condos ou autres maisons pour le moment. Mais il doit y avoir de nombreuses similarites.
La premiere partie aborde les questions pratiques.

J.F. partagerait appartement
Certes, ce n’est pas tout a fait en ces termes qu’il faut commencer sa recherche d’appartement, mais cela risque quand meme fortement de passer par les petites annonces.
Comme vous pourrez le voir sur de nombreux autres sites traitant du sujet, la reference en matiere de petites annonces en tout genre et en particulier sur l’immobilier, c’est l’incontournable, l’inevitable Craigslist.
Au contraire des emissions americaines, je ne suis pas la pour faire la pub d’un produit, mais il faut bien avouer qu’il est difficile de s’en passer, tellement tout le monde s’en sert. Vous pourrez toujours tenter d’arpenter les rues une a une pour voir les discretes affichettes « For Lease » ou « For Rent » indiquant un appartement a louer, mais pour avoir teste, je dois dire que ce n’est pas tres efficace, et surtout c’est ereintant !

Une recherche d'appart sur Craigslist

Une recherche d'appart sur Craigslist


Craigslist donc, c’est un site de petites annonces, independant, sans publicite, se remunerant uniquement sur les annonces d’offres d’emploi et les listings immobiliers (sic). Fonde en 1995 par Craig Newmark, il base son succes sur l’aspect communautaire et desinteresse (ou presque). Et ca marche! 10 milliards de pages vues par mois, 90 millions d’utilisateurs et 500 villes sur 50 pays couvertes.
Pour cibler sur la recherche d’appartement a San Francisco, il est donc possible de chercher par mots-cles bien sur, mais egalement d’indiquer votre budget, le nombre de pieces desire ou encore la quartier recherche.
Ce dernier critere implique de connaitre un minimum la ville. En meme temps que vous regardez a quoi ressemble les petites annonces, je vous conseille donc, si possible, d’arpenter un peu la ville. Faire des tours en voiture pour voir les differents quartiers dans les grandes lignes, puis visiter plus particulierement les endroits que vous avez repere pour les decouvrir a pied. Ainsi, vous pourrez mieux apprecier l’atmosphere, decouvrir les commodites et les gens, bref affiner votre premiere idee.

Des collines et des hauteurs…
Dans un pays ou tout est grand et ou l’appartenance a une communaute est exacerbee, choisir son quartier est important a San Fran’. Bien plus que la distance par rapport a son lieu de travail ou au centre-ville, ici d’autres criteres rentrent en ligne de compte, comme les criteres sociaux ou professionnels par exemple. Pas question de denigrer qui que ce soit bien sur, mais comme partout il est des quartiers plus reputes, mieux frequentes que d’autres. Et c’est encore plus vrai ici, ou les districts marquent de vraies differences entre eux.
Brievement, les quartiers les plus cotes sont Russian Hill, Nob Hill, Pacific Heights, Marina, Cow Hollow. Viennent ensuite SOMa (South Of Market, en partie), Noe Valley ou encore Union Square.
Generalement, ce sont les quartiers situes sur les hauteurs, ou pres de la baie et des ponts (Golden Gate et Bay Bridges).

Open bar ! euh, house…
Une fois les reperes pris, les annonces consultees, vient le temps des visites. Ici, deux modes de fonctionnement, dont un pour le moins deroutant. Premier cas, l’annonce indique un contact et un numero de telephone (au pire vous avez l’adresse e-mail), personne a joindre afin de fixer un rendez-vous. Dans l’autre cas, vous avez des horaires deja fixes, et la mention « open house », qui indique que l’appartement est ouvert aux visites aux heures donnees. En fonction du tarif, elle peux aussi implicitement indiquer que les visiteurs seront nombreux…
Dans tous les cas, et si vous disposez d’un peu de temps, il est sage d’aller faire un reperage prealable, meme si vous avez deja vu le quartier comme recommande plus haut. Cette fois, vous avez l’adresse, donc vous pouvez deja evaluer l’immeuble, les alentours, l’animation, les transports en commun etc.
Vous aurez plus d’elements au moment de la visite, donc pourrez poser plus de questions avisees a votre interlocuteur.

« C’est une-euh maison bleue, adossee a la colline-euh… »
Cette magnifique chanson (de mon point de vue) de Maxime Le Forestier, pour vous enoncer les criteres importants et specifiques a la ville a verifier lorsque l’on visite un appartement :

  • Dans l’appartement
    Evidemment, je ne vais pas vous faire la liste de tous les elements basiques a recenser lors de la visite d’un appartement : surface, hauteur, peinture…je pense que la plupart d’entre vous sont bien plus a meme d’evaluer ce genre de details.
    Pour les criteres specifiques, sachez que le simple vitrage est malheureusement monnaie courante. De nombreux immeubles etant anciens, les proprietaires ne sont pas tous proactifs sur ce terrain-la. Dans certains quartiers, sur certaines rues, cela peut vite devenir tres genant. J’en fais l’amere experience…
    Vue / vis-a-vis : Avoir une vue ne signifie pas forcement ne pas avoir de vis-a-vis, et vice versa. Sachez que la vue, specialement sur le Golden Gate Bridge se paie en general assez cher. Le vis-a-vis n’est pas rare, mais il n’est la plupart du temps pas tres genant, les gens etant assez pudiques et peu voyeurs.
    De maniere generale, les appartements sont pourvus de rangements : les cuisines sont souvent amenagees avec des placards au sol et en hauteur ; la chambre et le salon disposent de leur penderie, voire d’immense debarras appeles « walk-in closets », litteralement « placards dans lesquels on peut marcher ». Les salles de bains ont parfois un meuble sous lavabo.
    Les sols : le carrelage ici, c’est pour les murs de la cuisine ou de la salle de bains. Au sol, on retrouve dans la majorite des cas du parquet (hardwood) ou de la moquette (carpet), voir du linoleum. Dans la chambre, la moquette peut etre interessante. Mais dans le salon ou l’entree… Heureusement les cuisines et salles de bains sont epargnees.
    Souvent, les appartement sont relies au cable. Enfin, relies ; disons que vous verrez souvent un morceau de cable blanc depasser d’un mur. Libre a vous ensuite de passer par, tiens au hasard, Comcast ? pour vous brancher a Internet, la tele ou le telephone par le cable.
    Avoir le tableau de fusibles dans son appartement, c’est pas toujours mais c’est plus pratique.
  • Dans l’immeuble
    Avoir un chouette appart, c’est bien. Disposer d’un immeuble agreable, c’est encore mieux. Certes, vous ne vivrez pas dans la cage d’escalier, mais si vous pouvez disposer de quelques commodites supplementaires, vous auriez tort de vous en priver.
    Au rang des agrements les plus courants, le lave-linge et le seche-linge commun. Situes dans une buanderie (rares sont les appartements a en disposer individuellement), ils sont la plupart du temps payants (et la commence la chasse aux quarters, les inities apprecieront…). Pour moi, c’est gratuit, et ca c’est le pied !
    Directement lie a l’utilisation de ces equipements electromenagers, pensez a regarder le nombre d’appartements dans le building. Vous pourrez alors estimer leur taux d’occupation, et vous eviter de poireauter dans la buanderie pour plonger votre linge sale dans le tambour sitot que votre voisin a enlever ses vetements dudit lave-linge !
    Autre element appreciable de certains immeubles, le fait de disposer d’un roof deck, ou coin amenage sur le toit. He oui ici comme je vous le disais, peu d’appartements disposent d’un balcon. Alors l’alternative pour profiter de l’exterieur sans pour autant marcher longtemps est bienvenue.
    Parmi les elements communs, je ne vous parlerai pas de l’ascenseur ou des boites aux lettres (quoique…), mais plutot du fait que l’eau et les poubelles sont la plupart du temps pris en charge par le proprietaire. Reste a votre charge l’electricite et le chauffage, dont le montant peut beaucoup varier selon l’appartement choisi. Moi par exemple, je ne chauffe pas…
    Selon les quartiers, l’immeuble peut aussi disposer de quelques places de parking souterrain, qui peuvent accomoder ou non un appartement. Parfois aussi vous pourrez disposer d’un espace de rangement hors de votre appartement, mais c’est relativement rare.
  • Dans les environs
    Choisir un appartement, c’est aussi choisir un quartier. Ici, pas vraiment de criteres objectifs, c’est surtout une histoire de coup de coeur : certains prefereront l’activite de Mission, d’autre l’animation de Castro, d’autres encore le calme de Russian Hill ou de Pacific Heights… Et ils auront tous (leurs) raison(s).
    Neanmoins, deux trois petites choses a connaitre avant de faire son choix :
    – Comme mentionne plus haut, certains quartiers sont a eviter, autant par leur frequentation que par la pauvrete d’interet. Certes, le Tenderloin n’est pas loin du centre, mais il reunit une population un peu defavorisee dans des habitats pas forcement de premiere jeunesse.
    – Du choix du quartier dependra votre quotidien, comme la proximite des commerces, des moyens de transports, de vos connaissances aussi, le pourcentage des pentes a gravir matin et soir si vous etes a pied…
    – San Francisco est reputee pour etre un micro-climat de Californie du Nord, avec notamment son brouillard epais en Ete. Mais au sein meme de la ville, vous trouverez differents types de temps ; certes, les differences sont plus legeres, mais certains quartiers sont reputes bien plus ensoleilles ou a l’abri du vent que d’autres. En ces temps de stress, de therapie par la lumiere ou de carence en Vitamine D, ca peut aussi rentrer en ligne de compte lors du choix final.
    – Si vous possedez des objets de valeur ou tenez tout simplement a ce que vous possedez, vous allez surement faire assurer le contenu de votre appartement (les murs sont normalements assures par le proprietaire). La encore, le choix du quartier, comme de l’immeuble, peut influer sur le montant de votre cotisation annuelle. Comme partout vous me direz, mais la les renseignements demandes sont relativement precis et nombreux.
  • Le proprietaire
    He oui vous souriez peut-etre, mais le proprietaire (ou l’agence avec qui vous traitez) a son importance dans l’affaire. Que ce soit un riche proprietaire d’immeubles ou d’appartements, ou une agence reputee plus ou moins serieuse, testez sa reactivite, sa rigueur, son honnetete avant de vous engager. Cela peut vous eviter bien des deboires par la suite.
    Le proprietaire habitant dans son propre immeuble peut etre une bonne option, mais n’est pas pour autant un gage de reactivite a toute epreuve. Si vous le pouvez ou le souhaitez, discutez avec les habitants de l’immeuble, ou renseignez-vous sur la population : familles nombreuses, jeunes, personnes agees, etc.
    Si vous etes interesses par un appartement loue par une agence, renseignez-vous egalement sur elle. Certaines n’ont pas forcement bonne reputation, et c’est souvent de notoriete publique, sauf pour les nouveaux arrivants bien entendu.

Voila pour la premiere partie. Dans la seconde, j’aborderai l’aspect financier de la recherche. En attendant, laissez-moi vos commentaires, ne serait-ce que pour savoir si je continue ou pas ! 🙂
Vous pouvez egalement jeter un oeil a mon appartement, histoire de voir a quoi ca peut ressembler : A la maison
Si ceux qui sont passes par les memes demarches (et peut-etre meme avant moi) veulent apporter leur contribution, voire rectifier mes propos, qu’ils n’hesitent pas !

Z’avez vos papiers ?

Si je compte bien, cela fait maintenant plus de huit mois que je suis sur le territoire americain. Comme le temps passe vite ! Entre installation, travail intense, visites, decouvertes, soirees et j’en passe, je n’ai encore pas pris le temps de faire certaines choses assez utiles par ici.
Je veux notamment parler du permis de conduire Californien.

Lorsque vous debarquez en touriste sur le territoire US (ce qui etait mon cas lors de ma premiere visite en… Janvier 2008), vous avez le droit de conduire une automobile avec votre permis Francais. Meme la demarche du permis international, delivre sur demande a la Prefecture, pourtant recommandee, ne semble pas indispensable ici. Les autorites feront plus confiance a votre permis Francais, plastifie, qu’a un vulgaire document avec une photo agrafee dessus…
Ceci etant dit, lorsque vous debarquez avec un visa, c’est totalement different. Officiellement, lorsque vous vous installez aux US, vous avez quelque chose comme 10 jours pour vous inscrire au DMV. En pratique, ce n’est pas reellement le cas car vous devez d’abord avoir un numero de Securite Sociale, une adresse valide, etc.
Cependant, vous ne pouvez plus conduire avec votre permis Francais. Pire, vous devez meme repasser le code et la conduite, version californienne.

Le code, tout d’abord.
Toutes les regles a connaitre se trouvent dans le California Driver Handbook, edite par le California Department of Motor Vehicles (DMV). Cette institution gere les examens et la delivrance des permis, mais aussi les plaques d’immatriculation, la delivrance de cartes d’identite voire les fomulaires d’inscription pour les elections.
Ce « handbook » donc, ou guide de conduite, est un livret d’environ 80 pages. Il est moins touffu que le bouquin Francais, et se presente beaucoup plus comme un condense de reflexions basees sur le bon sens que comme un veritable livre de preceptes. Il regorge neanmoins de chiffres qui se revelent importants a connaitre. Le veritable danger est de se laisser endormir par son cote abrutissant, en laissant echapper les quelques points subtils glisses ca et la au fil des pages. C’en est accentue par les memes phrases ressassees en differentes sections de l’ouvrage.
Finalement, mon but ultime n’etant pas de publier une critique de ce qui reste un support, je m’y suis plonge avec beaucoup de douleur mais m’en suis sorti.
A la fin de ce guide, on trouve 2 tests reprenant des questions sorties des veritables questionnaires d’examen en vigueur au test ecrit du DMV. 2 tests de 8 questions chacunes, pas suffisants pour couvrir tous les sujets et mettre en lumiere la veritable perversite des tests…

Le DMV possede un site internet sur lequel il est possible d’effectuer tout un tas de demarches, notamment se documenter, imprimer la derniere version du guide de conduite ou prendre des rendez-vous. C’est sur ce site que j’ai pris rendez-vous pour passer mon permis ce mardi 10 mars 2009. Auparavant, j’avais pris soin de faire les 5 autres tests, egalement disponibles en ligne.

Ce matin donc, me voici en piste pour ce fameux examen ecrit.
Premiere etape, remplir un formulaire pour vous identifier. Attention pour les etrangers, bien faire etat de votre permis de conduire etranger si vous en possedez un; cela vous permettra d’obtenir un permis temporaire en lieu et place d’un permis d’apprenti : vous pourrez donc conduire tout seul, avantage non negligeable !
Vous vous voyez ensuite attribuer un numero d’appel, comme a l’ambassade ou au SSA, ou dans toutes les administrations US d’ailleurs. Vous patientez… Une fois appele, vous vous presentez au guichet. Vos documents remplis, vous passez alors un test de vision. Enfin si on peut appeler ca un test de vision. Les caracteres sont tellement gros qu’on peut les lire sans difficulte du fond de la piece… Ensuite vous payez vos $28 (le tarif augmente periodiquement) et vous… refaites la queue pour vous faire prendre en photo et collecter votre empreinte digitale.
Vient enfin le moment tant attendu, l’examen.
J’avais demande le test en Anglais. On me remet donc un document contenant 18 questions, 3 choix par questions, une seule bonne reponse a chaque fois. J’ai tout mon temps pour y repondre.
Je ne sais pas si c’est le « good luck » de l’examinatrice qui m’a trouble ou le test qui etait reellement pernicieux, mais j’ai fait 7 fautes au premier essai, alors qu’on n’a le droit qu’a 6. :/ Je n’en reviens toujours pas.
Pas grave : j’ai paye mes $28, et ceux-ci valent pour 3 essais. Je retente donc ma chance, le temps de refaire la queue et de reprendre une feuille d’examen.
Cet essai est le bon ; certes je fais encore 2 fautes, mais je repars avec le permis temporaire en poche.
A present, j’ai 2 mois pour passer le test de conduite. Deux mois durant lesquels je peux quand meme conduire seul avec mon petit bout de papier ! Si si ! Ca me laisse un peu de temps pour m’exercer, et peut-etre en profiter pour sortir un peu de la ville…

La suite au prochain episode…

D’autres retours d’experience parmi les expatries californiens :
– Cedric : http://blogdecedric.free.fr/blog/index.php?post/2008/08/07/Day-143-Permis-de-conduire et http://blogdecedric.free.fr/blog/index.php?post/2008/09/08/Day-175-Mon-permis-de-conduire
– Cecile et Julien : http://www.ledem.net/blog/?p=218, http://www.ledem.net/blog/?p=219 et http://www.ledem.net/blog/?p=220
– le site du DMV Californien : http://www.dmv.ca.gov/

Et l’on repart…

Le couchant

Le couchant


Salut a tous, et tout d’abord mes meilleurs voeux pour cette annee 2009 !
Une bonne annee, mais surtout une bonne sante, ce qui reste le plus important a mes yeux.

Je suis de retour dans cette belle ville de San Francisco, apres presque 3 semaines de bonheur en France, qui n’ont pas ete de tout repos.
Parti le 22 de San Francisco, je suis arrive le 23 en fin d’apres-midi a Lyon, redecouvrant la rigueur de l’hiver rhone-alpin. Le lendemain, direction Meaudre pour un reveillon en famille (cote maternel) dans un petit gite bien sympa, et bien sur enneige.
Le reveillon du jour de l’an s’est fait du cote du massif des Bauges, la encore les pieds dans la neige, et les papilles en eveil !

Ce que je retiens de cet aller-retour :
– Quasi 2 semaines de vacances
– 1 petite semaine de travail raisonnable, avec en prime la visite des nouveaux locaux Yahoo! et Kelkoo de Grenoble
– l’immense bonheur de revoir la famille, les amis, les anciens collegues de boulot
– ceux que je n’ai pas eu la chance de croiser dans ce temps limite, je ne vous oublie pas loin de la…
– le plaisir de tater la neige, de remonter sur les ski (de fond, je vous rassure) et les raquettes, de respirer le bon air de la montagne
– la joie d’avoir la sensation des traditions de fetes de fin d’annee a la Francaise
– les bons repas, les bons restos
– les moments de franche rigolade, de tendresse et d’affection
– les moments un peu plus durs
– les quelques vetements achetes, mais finalement pas grand chose (je n’ai meme pas profite des soldes !)
– le plaisir d’offrir
– le survol de San Francisco au retour, au soleil couchant…

Me voila donc de retour au boulot, decide a prouver et a engranger de l’experience autant que possible. Esperons qu’on m’en laisse le temps…
Cote perso, j’espere pouvoir visiter encore plus les environs en 2009, accompagnes peut-etre de certains d’entre vous, qui viendront me rendre visite dans cette sympathique region du globe. Il va falloir jongler entre les week-ends prolonges et les vacances qui se font rares par ici…

Encore une fois une bonne annee a tous, et j’espere a tres bientot pour de nouvelles aventures !

La tete dans les nuages

La tete dans les nuages